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Insurtech en France : cartographie 2026 des acteurs et tendances

14 min

En 2026, l’insurtech en France évolue dans un environnement plus contraint, marqué par la pression réglementaire, la centralité persistante du risque cyber et la progression des enjeux liés à l’intelligence artificielle.

 

Le risque de cyberattaques demeure la première menace pesant sur la profession, tandis que les risques liés à l’intelligence artificielle, à la qualité des données et à la conformité des processus IT progressent dans la hiérarchie des risques.

 

Dans le même temps, l’insurtech devient un secteur confronté de plus en plus à une pression réglementaire intense et à l’impact croissant de l’IA sur les services financiers.

 

La cartographie 2026 doit donc être lue comme un état des lieux des conditions de développement de l’innovation assurantielle en France et dans l’industrie de l’assurance, plus que comme une simple liste d’acteurs.

L’insurtech en France : état des lieux 2026

Où se situe Orisha Insurance dans cet écosystème ?

 

À côté des assurtechs visibles sur la distribution, les parcours clients ou la spécialisation par risque, un acteur comme Orisha Insurance relève plutôt de l’infrastructure logicielle du secteur. L’entreprise se présente comme un créateur français de logiciels pour les professionnels de l’assurance, avec des solutions ouvertes, adaptables aux spécificités de chaque marché, capables de s’intégrer à un système d’information existant et de soutenir la transformation numérique des assureurs, mutuelles, courtiers et institutions de prévoyance.

 

 

 

Évolution du marché de l’insurtech

Les sources publiques disponibles ne proposent pas, à date, un décompte unique des seules insurtechs françaises pour 2026. En revanche, le Panorama 2025 de France FinTech fournit un point de repère sectoriel plus large : 1 179 fintech employant 50 000 personnes y sont référencées sur les métiers bancaires, assurantiels, du risque et de la gestion d’actifs.

 

La structuration de l’écosystème a également évolué avec l’intégration d’Insurtech France à France FinTech en avril 2024. Cette intégration s’est traduite par la création d’un Collège Assurtech, présenté comme un cadre destiné à mieux représenter les acteurs, à faciliter les coopérations intersectorielles et à mutualiser ressources et compétences.

Cet état des lieux montre enfin que le marché évolue dans un environnement plus contraint. On remarque d’ailleurs une pression réglementaire intense et l’impact des technologies sur les services financiers, en particulier celui de l’intelligence artificielle.

 

Analyse des acteurs clés et des levées de fonds

La cartographie française reste diverse. Elle réunit des courtiers digitaux orientés TPE-PME, des acteurs B2C mobile-first, des spécialistes de l’assurance embarquée et des assurtechs centrées sur des risques difficiles à couvrir.

 

Sans prétendre dresser une cartographie exhaustive à partir de sources publiques, on peut néanmoins distinguer plusieurs familles d’acteurs :

  • Des courtiers digitaux,
  • Des acteurs B2C très intégrés,
  • Des assurtechs B2B,
  • Des modèles d’assurance affinitaire ou embarquée,
  • Des spécialistes du cyber et du climat,
  • Ainsi que des briques logicielles dédiées à la distribution, à la conformité ou à la donnée.

 

Au-delà des levées les plus visibles, une partie de la transformation du secteur se joue aussi dans les couches d’infrastructure logicielle, moins exposées médiatiquement mais structurantes pour l’exécution.

Quelques trajectoires publiques illustrent bien cette diversité. +Simple, positionné sur l’assurance pro, a fait l’objet en mars 2022 d’une opération de financement de 90 millions d’euros menée par KKR, documentée par la presse tech et sectorielle.

Leocare, startup 100 % mobile, a annoncé une série B de 110 millions de dollars en novembre 2021, donnée confirmée à la fois par l’entreprise et par la presse économique.

 

Descartes Underwriting, enfin, a levé 120 millions de dollars en janvier 2022 pour accélérer son développement dans l’assurance corporate des risques climatiques et émergents.

Ces opérations ne constituent pas, à elles seules, une photographie du marché en 2026. Elles montrent toutefois que les investisseurs ont soutenu des business models distincts : distribution digitalisée pour les professionnels, assurance mobile grand public et spécialisation sur des risques complexes ou difficiles à modéliser dans les schémas traditionnels.

 

Impact des cyberattaques sur le secteur

Dans la cartographie prospective 2026, le risque de cyberattaques demeure la première menace pesant sur la profession pour la neuvième année consécutive. 99 % des répondants considèrent les cyberattaques comme un risque immédiat à horizon de 0 à 2 ans.

 

Les risques technologiques occupent une place centrale dans la cartographie, avec une progression marquée des risques liés à l’intelligence artificielle, à la qualité des données et à la conformité des processus IT, dans un contexte d’accélération des usages numériques, d’utilisation accrue du cloud et du déploiement de solutions d’intelligence artificielle.

 

Ce constat sectoriel s’inscrit dans un contexte de menace plus large. En novembre 2025, l’ACPR a relayé une déclaration du Cyber Expert Group du G7 indiquant que l’intelligence artificielle peut renforcer la résilience opérationnelle et la gestion des risques, mais aussi intensifier certaines attaques, notamment via le phishing, l’usurpation d’identité ou la conception de logiciels malveillants. De son côté, l’ANSSI indique dans son Panorama de la cybermenace 2025 que le niveau de menace reste élevé et que les frontières entre acteurs étatiques et cybercriminels continuent de s’éroder.

Cartographie des tendances émergentes

Identification des nouvelles solutions d’assurance

 

  • Première tendance : l’assurance s’intègre davantage dans les parcours clients. En février 2026, France FinTech décrit une transformation profonde de l’assurance affinitaire, portée par la pression réglementaire, l’évolution des usages et la montée en puissance de la data et de l’IA.

L’IA crée de la valeur lorsqu’elle est utile, intégrée au bon moment dans le parcours et digne de confiance. Découvrez notre article sur l’aide majeure qu’apporte l’intelligence artificielle dans la lutte contre la fraude à l’assurance.  

 

  • Deuxième tendance : certaines offres se développent sur des mécanismes de couverture plus spécialisés, notamment pour des expositions complexes. En février 2026, Descartes Insurance a annoncé avoir remporté l’appel d’offres du Sénat pour la couverture de ses risques numériques avec Cyber Shutdown Cover, une solution dont l’indemnisation est définie à l’avance avec l’assuré et le courtier, puis versée en quelques jours après résolution de l’incident.

Cet exemple illustre la mise en œuvre opérationnelle de produits assurantiels conçus pour répondre à des besoins de protection cyber précis.

 

  • Troisième tendance : sur certains modèles, la valeur perçue ne repose plus uniquement sur la garantie, mais aussi sur l’expérience de souscription, l’assistance et les services associés. Leocare présente par exemple son développement autour d’une assurance 100 % mobile, d’un contrat unique pour le foyer et de fonctionnalités orientées personnalisation, prévention et simplicité de gestion.

 

L’utilité concrète du service, son caractère innovant et la qualité de l’intégration dans le parcours deviennent des éléments centraux de création de valeur.

Cette innovation visible côté marché ne crée toutefois de valeur durable que si elle repose sur un socle capable de paramétrer rapidement de nouvelles offres, de sécuriser les flux, de conserver une trace fiable des opérations et de s’interfacer avec le SI existant.

 

C’est sur cette couche d’exécution que se situent des éditeurs logiciels comme Orisha Insurance, qui met en avant des solutions ouvertes, hautement paramétrables, intégrables dans un système d’information existant ou urbanisé, ainsi qu’un catalogue d’API facilitant l’interconnexion avec d’autres briques du SI.

 

Voir aussi : Nos expertises et Qu’attendre d’un éditeur de logiciels d’assurance ?

Ce qui bouge en 2026

 

Le Collège Assurtech de France FinTech poursuit sa structuration, avec des rencontres thématiques dédiées aux enjeux du secteur.

 

L’assurance affinitaire concentre une partie des débats les plus visibles autour de l’utilité réelle des garanties, de la distribution intégrée et du rôle de la data et de l’IA.

 

L’exemple Descartes sur la couverture cyber du Sénat illustre la visibilité croissante de produits à indemnisation prédéfinie sur des risques complexes, à la frontière des approches traditionnelles et paramétriques.

 

Adaptation aux enjeux climatiques et environnementaux

On remarque un léger recul des risques environnementaux dans le classement 2026 qui ne traduit pas un affaiblissement durable des préoccupations climatiques, mais plutôt un déplacement de la perception du risque à court terme dans un contexte dominé par les enjeux économiques et politiques.

Le dérèglement climatique reste néanmoins solidement installé parmi les principaux risques de la profession. À long terme, il demeure identifié comme le risque le plus structurant, avec des effets en cascade sur d’autres risques, notamment économiques et assurantiels.

 

Pour les acteurs de l’assurance et de l’insurtech, cette hiérarchie implique de ne pas réduire l’adaptation climatique à un simple sujet de distribution, de communication ou de publicité. Elle renvoie plus largement à des enjeux d’évaluation de l’exposition, de prévention et d’assurabilité face à des risques appelés à rester structurants dans la durée.

 

Fréquence et perception des risques par les clients

La perception du public et le comportement face au risque restent contrastés selon les risques, un point essentiel pour les assureurs. Sur le cyber, le baromètre 2025 réalisé par Ipsos pour Cybermalveillance.gouv.fr indique que 58 % des répondants estiment être suffisamment informés des risques liés à l’usage d’Internet, 55 % déclarent utiliser des mots de passe complexes et uniques pour chaque service, et 68 % disent effectuer des vérifications avant un achat en ligne.

Dans le même temps, l’étude souligne la surexposition des 18-34 ans : 29 % déclarent avoir reçu un appel d’un faux conseiller bancaire et 20 % avoir déjà été victimes d’un piratage de compte.

 

Sur l’inondation, le baromètre 2025 d’Assurance Prévention réalisé avec Harris Interactive montre un décalage comparable entre expérience déclarée et niveau d’inquiétude. L’étude indique que 48 % des Français ont déjà été confrontés à une inondation, directement, via un proche ou dans leur zone d’habitation, et que 71 % constatent une augmentation du nombre d’épisodes d’inondation en France au cours des douze derniers mois. Pourtant, seuls 37 % placent ce risque parmi leurs principales inquiétudes.

 

Les défis à relever pour les assureurs

Gestion des dérèglements économiques et climatiques

La cartographie prospective 2026 de France Assureurs montre une progression marquée des risques liés à l’environnement économique et politique, dans un contexte d’incertitude sur le commerce international, les finances publiques et la stabilité politique.

À plus long terme, France Assureurs rappelle toutefois que le dérèglement climatique reste le risque le plus structurant pour la profession, tandis que les enjeux d’assurabilité prennent une place croissante dans l’analyse des menaces pesant sur l’activité du secteur.

 

Stratégies de souscription face aux menaces croissantes

Dans une cartographie où la quasi-totalité des principaux risques est désormais perçue à court terme, les assureurs sont conduits à enrichir leurs pratiques de souscription avec des informations plus fines sur les usages, les besoins réels et l’exposition au risque. On peut souligner à ce titre le rôle croissant de la data et de l’intelligence artificielle dans la tarification, la gestion des contrats, la lutte contre la fraude et la meilleure compréhension des besoins des assurés.

 

Sur certains segments, comme dans le cas des risques cyber, cette évolution s’accompagne aussi d’offres plus spécialisées :

Par exemple, proposer une gamme de produits traditionnels et paramétriques, avec une solution qui repose sur une indemnisation déterminée à l’avance avec l’assuré et son courtier, puis versée en quelques jours après résolution de l’incident.

 

Ces exemples montrent que l’innovation en souscription porte aussi sur la transparence des mécanismes de couverture et la rapidité de traitement du sinistre.

 

Simplifiez la mise en conformité de vos procédures LCB-FT avec un système de gestion tout-en-un. 

Importance du support technologique dans l’évolution du secteur

Le règlement européen DORA s’applique depuis le 17 janvier 2025 aux entités financières, dont les entreprises d’assurance, afin de renforcer leur résilience opérationnelle numérique face aux incidents liés aux technologies de l’information et de la communication.

Dans ce contexte, le choix d’un socle logiciel relève aussi d’un enjeu métier, réglementaire et de responsabilité, dans un cadre devenu obligatoire.

 

Les contenus d’Orisha Insurance sur sa mission, ses expertises et le choix d’un éditeur de logiciels d’assurance prolongent utilement cette lecture : dans un secteur soumis à des contraintes métier, réglementaires et technologiques plus fortes, la valeur d’un socle logiciel se mesure aussi à sa capacité à :

  • Accélérer le time-to-market, grâce à des solutions hautement paramétrables et à un déploiement rapide de nouvelles offres ;
  • S’interfacer avec un SI multi-solutions, via des logiciels ouverts, intégrables dans un système d’information existant ou urbanisé, et un catalogue d’API facilitant l’interconnexion ;
  • Renforcer la traçabilité utile à la conformité, dans un contexte où les exigences réglementaires citées par l’éditeur incluent, selon les expertises la DDA, le RGPD ou DORA ;
  • Automatiser les flux de gestion, sécuriser leur traitement et fluidifier le parcours digital des assurés et adhérents ;
  • Absorber la complexité métier, en s’adaptant aux spécificités des assureurs, mutuelles, courtiers, délégataires de gestion et institutions de prévoyance.

 

Conclusion

 

La cartographie 2026 met en évidence la santé contrastée du marché français de l’insurtech, soumis à des contraintes plus fortes en matière de risque, de cybersécurité, de conformité et d’assurabilité.

 

Elle montre aussi que l’innovation la plus visible n’est pas la seule à compter : la valeur se joue désormais dans la capacité des acteurs à proposer des modèles utiles, lisibles, techniquement robustes et compatibles avec un cadre réglementaire plus exigeant.

Assurance

Orisha Insurance

Pour mettre ces tendances en regard de vos enjeux de dirigeant en matière de distribution, de souscription, de pilotage commercial, de conformité, d’analytics et de transformation des systèmes d’information

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